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ACTUALITÉS, Éditorial, Immobilier, Presse 14 septembre 2020

Propriétés le Figaro : spécial Résidences secondaires

couverture du magazineLe numéro de septembre-octobre de Propriétés Le Figaro est disponible. Il apporte un éclairage tout particulier sur l’intérêt grandissant des Français pour les résidences secondaires.

Un attrait qui profite notamment aux régions  à proximité de Paris.

Vous pouvez-retrouver l’article ci-dessous. Bonne lecture !

Campagne aux portes de Paris : un nouvel eldorado

Confinement et télétravail survoltent la demande des citadins pour une vie à la campagne, en résidence secondaire. Un phénomène déjà entamé avant, qui dope les budgets aux portes de Paris. Pourtant, avec un peu de curiosité, il reste encore de magnifiques havres de paix de caractère ou des prix doux, à dénicher.

« Alors que depuis les années 1970, une migration opérait de la ville vers sa périphérie, un nouvel exode urbain est en marche vers la campagne », avertit Patrice Besse, à la tête de l’agence éponyme à Paris. Et selon lui, « ce n’est pas un épiphénomène ». Aujourd’hui, cap sur un luxe, – celui de l’espace -, le calme et la volupté avec vue sur ses terres nourricières. « Ce souffle ressenti avant le confinement se transforme en tempête », affirme même Patrice Besse. Par crainte d’une seconde vague de la Covid 19 ? Pas seulement. Grâce aux nouvelles technologies, la vie parisienne n’est plus vécue comme un indispensable. D’autant que son quotidien a été perturbé par les attentats, les gilets jaunes, les grèves… « Tous ces événements ont lieu en ville et peu à la campagne », ajoute Patrice Besse. Autre phénomène catalyseur : l’envie d’une consommation locavore, en circuit ultra-court. De plus, comme le relève Marc Foujols, directeur du groupe Marc Foujols à Paris, implanté dans l’Oise, les Yvelines, et en Seine-Marne, « la capitale se quitte aussi en raison des canicules plus fréquentes, et difficiles à vivre dans un urbanisme dense ». La preuve : « dès l’été, de plus en plus de parisiens investissent leur résidence secondaire jusqu’à la rentrée ».

Du secondaire….semi-principal

Du coup, « l’usage des propriétés situées à moins d’une heure de Paris évolue », poursuit Marc Foujols. Pour les chefs d’entreprises, indépendants, et même certains salariés à qui le télétravail a aussi ouvert les portes de la flexibilité, ces lieux d’habitation « deviennent du semi-principal. Ils réalisent des allées et venues tout au long de l’année ». Une vie mi-métro, mi-néoruraux. « D’autres vendent leur appartement familial à Paris, y conservent un pied-à-terre, et s’installent définitivement dans leur résidence secondaire », ajoute Marc Foujols. Cette appétence prononcée pour la campagne, accélérée ou déclenchée par la Covid 19, Patrice Besse aussi la voit muter. « Avant, ce mouvement entre Paris et une proche résidence secondaire était surtout réservé à une élite, souvent sans enfant. Aujourd’hui, les candidats à la campagne ont moins de 45 ans. Ils réfléchissent à un projet touristico-agricole voire une agriculture vivrière, et la notion de maison de famille est de nouveau à l’ordre du jour ». Des envies qui se justifient « face à l’écart de prix monstrueux entre Paris où le confinement n’a eu aucun effet baissier et la campagne ». Conséquence : ce marché de la résidence secondaire est devenu hyper actif. Avec une prime, « pour les biens positionnés entre 300 000 euros et 1 millions d’euros dès qu’ils possèdent une authenticité, un peu de terrain, la proximité d’un village, et qu’ils sont proches d’une autoroute ou d’une gare », précise Marc Foujols. En revanche, il faut savoir se décider rapidement.

Peu d’offres à l’Ouest

Car pour nombre de ces citadins mi-ruraux, les aspirations convergent : « une résidence secondaire qui affiche charme et authenticité, 300 m2 de surface habitable, au moins deux hectares de terrain, quelques dépendances, se vend en un claquement doigt. Mais si elle est au prix du marché », appuie Patrice Besse. Forcément, pour faciliter le transit entre havre de paix et capitale, « la campagne à moins d’une heure de Paris reste la plus chère. D’autant qu’elle attire aussi certains hôteliers parisiens. Après avoir vécu plusieurs mois sans activité, avec d’énormes charges à payer, ils sont en quête de meilleures rentabilités ». Du coup, l’offre se tarit. « Nous manquons de matières premières. Et lorsque vente il y a, elle s’effectue au prix du mandat et sans conditions de prêt », signale Patrice Besse. Or, engouement pour la vie au vert avec trajets courts oblige, les candidats sont nombreux dans « l’Eure, certains coins de l’Essonne, ou des villes prisées comme Rambouillet ». Et de manière générale, l’Ouest francilien dope les prix. La maison de village dépasse les 500 000 euros dès la Vallée de Chevreuse. Autant prospecter au Sud où le même budget ouvrira dans la région Centre à de belles demeures de caractère, alliant grands espaces, dedans comme dehors, dans un environnement protégé de tout voisinage. Et de manière générale, quel que soit le secteur visé, plus ou moins prisé, l’exceptionnel restauré avec du terrain démarre facilement à 600 000 euros.

Cap sur le nord et l’est

Reste qu’il est toujours possible de trouver sa résidence secondaire à prix doux. D’adorables maisons de village aux petits jardins peuvent se dénicher à moins de 350 000 euros. Dans ce cas, il vaut mieux se tourner vers des territoires encore peu explorés… par les Parisiens. Dans une paisible Seine-et-Marne certes reculée, une authentique jolie demeure restaurée en cœur de village peut s’envisager à partir de 310 000 euros. Peu couru, mais pourtant à découvrir, « l’Est dispose de très jolis biens de petite taille à moins de 350 000 euros, ce qui représente déjà un budget conséquent dans certaines campagnes », rappelle Patrice Besse. Difficile néanmoins, de marier charme et petits prix à moins de s’éloigner d’au moins 60 kilomètres de la capitale ou d’emprunter l’autoroute vers le nord. « L’Aisne peut être une destination où trouver des biens à moins de 350 000 euros, comme le Vexin, avec son magnifique parc naturel régional qui est d’ailleurs très demandé. Mais, ce secteur manque de biens exceptionnels », avertit Marc Foujols.

L’Oise : une autre campagne aux portes de Paris

A contrario, ce dernier recommande de se faire curieux et de (re)découvrir… l’Oise. « Beaucoup de parisiens ont des idées préconçues car il s’agit de la banlieue nord. Pourtant, ce secteur abrite de magnifiques demeures de charme entre 400 000 euros et 500 000 euros. De nombreux clients ont découvert par exemple Compiègne, magnifique, verte, et dotée d’un parc naturel régional notable. Ce secteur, à 90 kilomètres de Paris, offre la possibilité de rejoindre la capitale en 30 minutes grâce à un train direct ou de se rendre à l’aéroport Charles-de-Gaulles à 60 kilomètres. Il jouit d’une situation exceptionnelle ». Et de prix 20 % à 30 % moins chers que dans d’autres campagnes aux portes de la capitale. « Un bien vendu 700 000 euros à Chantilly s’échangera à 1 million d’euros à Montfort-l’Amaury dans les Yvelines ». Néanmoins, Marc Foujols tient à rappeler, « si la tranquillité demeure un critère prioritaire lors de l’achat de sa résidence secondaire, il faut rester vigilant et ne pas acheter de biens invendables dans des endroits compliqués. Une maison aura le même budget de travaux dans les Yvelines ou dans la Creuse, mais dans ce dernier cas l’investissement peut être ensuite difficile à retrouver ». CQFD : résidence secondaire ou pas, la qualité de l’emplacement reste la règle d’or à privilégier dans l’immobilier.

crédit : Propriétés le Figaro

 

Héloïse Schillio
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Héloïse Schillio

le 14 septembre 2020