Miami ou Palm Beach : où investir en Floride ?
Depuis plusieurs années, la Floride figure parmi les destinations préférées de nos clients pour investir, préparer une résidence secondaire ou acquérir un bien d’exception. Absence d’impôt sur le revenu au niveau de l’État, climat privilégié toute l’année, dynamisme économique et accès facilité pour les acheteurs étrangers : les arguments ne manquent pas. Mais dans ce vaste marché, deux destinations reviennent systématiquement dans les conversations avec nos clients : Miami et Palm Beach.
Ces deux adresses n’ont pourtant ni le même visage, ni la même vocation. Miami est un hub économique et financier en pleine expansion, cosmopolite et tourné vers l’international. Palm Beach est une île confidentielle, préservée, où la rareté foncière façonne un marché à part. Le choix entre les deux dépend avant tout de votre objectif : rendement locatif, pied-à-terre pour la famille, ou acquisition patrimoniale d’exception. Voici notre lecture du marché pour vous aider à y voir clair.

Palm Beach Gardens – Propriété à l’esprit « resort living » avec piscine. Prix : 1 623 000 € HAI
Miami : le hub économique et cosmopolite de Floride
Miami s’est imposée comme un centre névralgique pour la finance, l’immobilier et la croissance urbaine en Amérique du Nord. La ville attire une population internationale de cadres, d’entrepreneurs et d’investisseurs, ce qui se traduit par un marché locatif actif et une offre de biens très diversifiée selon les quartiers :
- Brickell, quartier d’affaires et financier, où le prix moyen tourne autour de 750 000 $ ;
- Downtown Miami, avec des prix compris entre 605 et 1 146 $ le pied carré ;
- Edgewater, plus résidentiel, autour de 700 000 $ ;
- Coral Gables, à l’ambiance de boutique de luxe ;
- Wynwood, quartier créatif à la demande locative soutenue ;
- Coconut Grove et Bay Harbor Islands, où se concentre l’ultra-luxe.
À l’échelle de la ville, le marché s’est stabilisé après plusieurs années de forte croissance : les maisons individuelles s’échangent en moyenne entre 640 000 et 650 000 $, les appartements autour de 420 000 $, et l’entrée de gamme du segment luxe démarre aux alentours de 500 000 $ dans les zones centrales.
Le profil des acheteurs y est particulièrement international : les transactions au comptant représentent plus de 40 % du volume total, une proportion qui grimpe encore au-delà du million de dollars. Les acheteurs étrangers y bénéficient des mêmes droits que les résidents américains, sans obligation de visa ni de résidence — un atout de poids pour une clientèle française en quête de simplicité.

Wynwood, Miami. Appartement 1 chambre vendu meublé au sein de The Rider Residences. Prix : 748 000 € HAI
Palm Beach : l’exclusivité insulaire et la préservation du capital
À une heure au nord de Miami, Palm Beach relève d’une autre logique. Cette île étroite, bordée par l’Atlantique et l’Intracoastal Waterway, concentre l’une des plus fortes densités de fortunes du pays : on y recense 58 milliardaires, pour une fortune cumulée dépassant 494 milliards de dollars. Ici, la rareté foncière est structurelle (aucune extension possible) et c’est précisément ce qui soutient la valeur des biens sur le long terme.
Le marché s’y organise en quatre secteurs bien identifiés :
- Estate Section, entre Worth Avenue et Sloan’s Curve, cœur historique aux propriétés Mizner et domaines oceanfront, de 15 millions à plus de 200 millions de dollars ;
- North End, secteur résidentiel calme et familial, à partir de 5 millions de dollars ;
- In-Town (Midtown), autour de Worth Avenue et du Four Arts, de 3 à 80 millions de dollars ;
- South End, offrant les rares copropriétés de l’île, à partir de 1 à 3 millions de dollars.
Le prix moyen au pied carré sur l’île atteint environ 1 830 $, en hausse de 1,7 % sur un an, et le prix médian des maisons individuelles s’établit à 12,9 millions de dollars. Plus largement, le comté de Palm Beach affiche une dynamique remarquable : le prix médian des biens de luxe a progressé de près de 11 % sur un an, et les ventes de luxe en attente à West Palm Beach ont bondi de près de 30 %, la plus forte progression parmi les cinquante premières métropoles américaines.
Cette vitalité s’explique en grande partie par un afflux d’acheteurs relocalisés depuis des États à forte fiscalité comme la Californie ou New York, séduits par le climat, l’environnement fiscal et un art de vivre plus feutré. Ici, 84 % des transactions se font au comptant : Palm Beach reste un marché de conviction, davantage guidé par le patrimoine et le style de vie que par le calcul de rendement.

Edgewater, Miami. Appartement 2 chambres avec terrasse ELLE Residences. Prix : 1 056 000 € HAI
Miami ou Palm Beach : quel choix selon votre objectif ?
Pour un projet d’investissement locatif ou une première implantation en Floride, Miami offre davantage de liquidité, un choix de quartiers plus large et une dynamique de croissance urbaine qui continue de porter les valeurs. Pour l’acquisition d’une résidence secondaire ou d’un bien d’exception à vocation patrimoniale, Palm Beach répond à une autre exigence : la rareté, la discrétion et un cadre de vie parmi les plus recherchés des États-Unis.
Beaucoup de nos clients, d’ailleurs, ne choisissent pas l’un contre l’autre : un pied-à-terre à Miami pour l’activité et les affaires, une propriété à Palm Beach pour la villégiature et la transmission.

Jupiter. Maison avec piscine à quelques minutes des plages. Prix : 1 174 000 € HAI
Ce qu’il faut anticiper avant d’investir en Floride
Quelques points de vigilance s’appliquent, quelle que soit la destination choisie :
- L’obtention d’un numéro d’identification fiscale (ITIN) est généralement nécessaire pour un acheteur étranger.
- Les acomptes demandés aux acheteurs non-résidents se situent le plus souvent entre 30 % et 50 % du prix, en l’absence de financement local.
- La loi FIRPTA prévoit une retenue à la source de 15 % sur le prix de vente brut lors de la revente d’un bien par un vendeur étranger — un point à intégrer dès la structuration de l’acquisition.
- La Floride ne prélève pas d’impôt sur le revenu au niveau de l’État, un avantage souvent déterminant dans l’arbitrage entre plusieurs destinations américaines.
Ces éléments gagnent à être anticipés en amont, avec un accompagnement adapté à votre situation patrimoniale et fiscale.
Depuis plus de quarante ans, Marc Foujols accompagne une clientèle française et internationale dans ses projets immobiliers de prestige. Chaque client est unique, et c’est cette conviction qui guide notre approche : écoute, discrétion et connaissance fine des marchés locaux, pour vous aider à transformer un projet en Floride en acquisition réussie, qu’il s’agisse d’investir, de préparer une résidence secondaire ou d’acquérir un bien d’exception.
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FAQ — Vos questions les plus fréquentes
1. Faut-il être résident américain pour acheter un bien en Floride ?
Non. Les acheteurs étrangers disposent des mêmes droits que les résidents américains pour acquérir un bien en Floride, sans obligation de visa ni de résidence. C’est l’une des raisons pour lesquelles la clientèle française y est particulièrement présente, aussi bien à Miami qu’à Palm Beach.
2. Peut-on financer son achat depuis la France, ou faut-il payer comptant ?
Le comptant reste majoritaire chez les acheteurs étrangers (plus de 40 % des transactions à Miami, jusqu’à 84 % à Palm Beach) mais un financement reste possible via des banques internationales ou des solutions de banque privée. Il faut alors s’attendre à un apport plus élevé qu’un acheteur résident, généralement entre 30 % et 50 % du prix.
3. Quelles taxes et frais faut-il anticiper ?
La Floride ne prélève pas d’impôt sur le revenu au niveau de l’État, ce qui reste un argument fort face à d’autres destinations américaines. En revanche, une taxe foncière annuelle (property tax) s’applique à tout propriétaire, et la loi FIRPTA prévoit une retenue à la source de 15 % sur le prix de vente brut lors de la revente d’un bien par un vendeur étranger. Un numéro d’identification fiscale (ITIN) est en général nécessaire pour finaliser l’acquisition.
4. Miami ou Palm Beach pour un investissement locatif ?
Miami offre un marché locatif plus profond et plus liquide, porté par sa dynamique économique et sa population de cadres et d’entrepreneurs internationaux — des quartiers comme Wynwood ou Brickell y sont particulièrement recherchés. Palm Beach, à l’inverse, reste un marché davantage résidentiel et patrimonial ; les rares copropriétés du South End constituent l’option la plus adaptée à une mise en location.